Depuis plusieurs années, le Bas-Artibonite, et plus particulièrement la commune de Petite Rivière de l’Artibonite, s’enfonce dans une crise sécuritaire profonde. La présence de groupes armés dans des zones stratégiques, notamment à Savien, a progressivement transformé le quotidien des habitants en une lutte constante pour survivre.
Ce climat de violence a paralysé une grande partie des activités économiques et sociales. Des localités comme Bacoussin, Carrefour-Pey, Pont-Sondé ou encore Liancourt vivent sous une pression permanente, où circuler, travailler ou même rester chez soi devient un défi.
Les actes de violence se multiplient : assassinats, enlèvements, incendies, pillages. Personne n’est épargné. Femmes, hommes, enfants — tous subissent les conséquences d’une insécurité qui ne cesse de s’aggraver. Chaque jour apporte son lot de drames, laissant derrière lui des familles brisées et une population plongée dans la peur.
Face à cette réalité, les habitants lancent un appel pressant aux autorités. Jusqu’à quand cette situation va-t-elle durer ? Combien de vies devront encore être sacrifiées avant qu’une réponse concrète ne soit apportée ?
L’épuisement est palpable. Les citoyens du Bas-Artibonite expriment une profonde lassitude, marquée par la perte de proches, l’angoisse quotidienne et l’incertitude quant à l’avenir. Les jeunes, en particulier, voient leurs perspectives s’assombrir, tandis que de nombreuses familles sombrent sous le poids du stress et de la violence.
Dans ce contexte alarmant, une voix s’élève pour porter cette détresse : celle de Boisrond Harry Junior (dit Bwa Pam), citoyen engagé et président de l’ORAC-Haïti. À travers cet appel, il interpelle directement les autorités étatiques afin qu’elles assument pleinement leurs responsabilités et prennent des mesures urgentes pour rétablir la sécurité.
Au-delà des discours, c’est une action immédiate et efficace que réclame la population. Car au fond, la demande reste simple, mais essentielle : retrouver le droit fondamental de vivre en paix.