Port-au-Prince — La Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) a émis un avis de recherche à l’encontre d’Esther Thomas, connue sous le pseudonyme de « Nice B », dans le cadre d’une affaire liée à la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’une vidéo montrant l’exécution particulièrement brutale d’une jeune femme.
Les images, largement relayées sur les plateformes numériques, montrent plusieurs individus présentés comme des membres de groupes armés s’en prenant violemment à une jeune femme. La victime aurait été tuée à l’aide de machettes. Esther Thomas apparaît, selon les images qui circulent, sur les lieux au moment des faits.
La DCPJ cherche désormais à retrouver Nice B afin de déterminer les circonstances exactes entourant cette scène et d’établir son éventuel degré d’implication dans les faits.
Une possible affaire de représailles
Parallèlement à l’avis de recherche, plusieurs informations circulent sur les réseaux sociaux concernant l’identité de la victime et le mobile présumé du crime.
D’après ces informations, la jeune femme serait celle qui aurait publié auparavant une photographie montrant Esther Thomas en compagnie d’un individu présenté comme un membre du gang 400 Mawozo.
Cette publication aurait, toujours selon les informations diffusées en ligne, déclenché la colère de membres du groupe armé. La jeune femme aurait alors été identifiée comme une cible et aurait subi des représailles.
Ces éléments n’ont toutefois pas encore été confirmés officiellement par les autorités compétentes. Ils doivent donc être considérés avec prudence tant que l’enquête n’aura pas permis d’en établir la véracité.
La DCPJ face à une affaire sensible
Au-delà de la vidéo devenue virale, les enquêteurs devront notamment identifier les différents protagonistes présents sur les lieux, établir l’identité de la victime et déterminer les circonstances précises de son assassinat.
L’affaire intervient dans un contexte marqué par la multiplication des violences commises par des groupes armés et la diffusion, sur les réseaux sociaux, d’images particulièrement choquantes liées à ces violences.
L’avis de recherche contre Esther Thomas marque ainsi une nouvelle étape dans les investigations. Les autorités sont désormais appelées à faire la lumière sur cette affaire et à déterminer les responsabilités de chacune des personnes impliquées.
En attendant les conclusions de l’enquête, la DCPJ invite à la prudence face aux nombreuses informations et accusations qui circulent sur les réseaux sociaux.
La Brève Info