Après l’intervention militaire au Venezuela, Donald Trump n’a pas caché sa volonté de mettre au pas d’autres gouvernements d’Amérique latine qui s’opposeraient aux intérêts américains. Parmi eux, Cuba et la Colombie. En réaction, le président colombien, Gustavo Petro, a déclaré lundi être prêt à “reprendre les armes”.
Le président colombien Gustavo Petro, ancien guérillero, a déclaré lundi qu’il allait “reprendre les armes”, en réponse aux menaces de son homologue américain Donald Trump, sur fond de tension croissante entre les deux pays après l’opération militaire américaine au Venezuela.
“J’avais juré de ne plus toucher à une arme depuis l’accord de paix de 1989, mais, pour la patrie, je reprendrai les armes”, a écrit le président de gauche sur X.
“Chaque soldat de Colombie a désormais un ordre : tout commandant de la force publique qui préfère le drapeau des États-Unis à celui de Colombie doit immédiatement se retirer”, a ajouté le dirigeant.
Menaces américaines
Le président colombien critique vivement l’action militaire du gouvernement Trump dans la région et accuse les États-Unis d’avoir enlevé Nicolas Maduro “sans base légale”. Le dirigeant vénézuélien a été capturé à Caracas samedi, après des bombardements de Washington sur la capitale.
Donald Trump a déclaré dimanche, à bord d’Air Force One, qu’une opération en Colombie, similaire à celle menée au Venezuela samedi, lui paraissait “une bonne idée” et a accusé Gustavo Petro de trafic de drogue vers les États-Unis, avertissant qu’il “ne le ferait plus très longtemps”. La veille, le président américain avait déjà conseillé à son homologue colombien de “faire gaffe à ses fesses”.
Depuis le début du deuxième mandat de Donald Trump, les deux dirigeants s’affrontent régulièrement sur des questions comme les droits de douane ou la politique migratoire. La Colombie et les États-Unis sont des alliés militaires et économiques clés dans la région, mais leurs relations sont aujourd’hui au plus bas.
Gustavo Petro, premier président de gauche de l’histoire de la Colombie, est un ancien guérillero du M-19, un mouvement nationaliste marxiste, qui a signé un accord de paix. Il a été sénateur, puis maire de Bogota.
Avec AFP