Décret du CPT contre la presse : le RENAMEL appelle les forces vives de la Nation à faire échec à ce décret hors
normes
Le Réseau National des Médias en ligne (RENAMEL) est scandalisé après la promulgation par le Conseil Présidentiel de Transition (CPT), le 31 décembre 2025, du “décret encadrant l’exercice de la liberté d’expression et portant prévention et répression des délits de diffamation et de presse.”
À travers ce décret, les membres du CPT se comportent comme des extraterrestres qui ignorent que la liberté d’expression est un acquis constitutionel et démocratique. Celui-ci est la résultante de plusieurs années de lutte auxquelles des journalistes et d’autres professionnels de médias ont dû payer au prix fort de leur vie.
En effet, le RENAMEL refuse de croire que des professionnels de la presse aient participé à l’élaboration d’un tel document. Ce dernier ne reflète pas les préoccupations et les exigences de la presse haïtienne. Ce décret est tout simplement, un instrument visant à couvrir les arrières des membres du CPT et du gouvernement de facto, après leur départ du pouvoir soit le 7 février 2026 prochain.
En plus du non reflet des préoccupations des journalistes et des professionnels de la presse, ce document se contente de définir le le métier du journalisme par rapport à son attachement à un média.
Autrement dit, comment l’exercice d’une profession peut-il être suffit pour définir un professionnel?
Est-ce qu’on reconnaît un médecin par sa présence dans un hôpital?
Une réflexion qui peut être transposée dans d’autres professions…
Qu’en est-il de la hiérarchie des normes? Principe fondamental érigé par le fameux juriste danois Hans Kelsen.
Dans la disposition finale de ce décret, celui-ci a la prétention d’abroger les lois et dispositions de loi… qui lui sont
contraires. Comment des avocats et magistrats, entre autres, pourront admettre cette abération dans les tribunaux?
À noter que seule une loi peut en abroger une autre – un Décret abroge un autre Décret.
Le Comité exécutif du RENAMEL en profite pour inviter les journalistes et les autres professionnels de médias du pays, à encourager des débats publics autour de ce décret que nous qualifions encore une fois de scélérat. Toute tentative de musellement de la presse doit alerter les organisations de la société civile par rapport aux dispositions à prendre, pour faire échec au plan macabre du CPT.