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Esther Grégoire sacrée championne de la 4e édition du concours de plaidoirie de la BDHH

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C’est Esther Grégoire, étudiante à la Faculté de droit et des sciences économiques de Port-au-Prince ,  qui a remporté la phase finale de la quatrième édition du concours de plaidoirie sur les droits humains opposant dans des joutes oratoires des étudiants venant de presque toutes les écoles de droit du pays qui s’est deroulée  le vendredi 22 mars 2019 à la Cour de cassation en présence de différentes personnalités de l’appareil judiciaire. Cette compétition est organisée depuis mars 2015 par le Bureau des droits humains en Haïti (BDHH).
Sur la base d’une contribution écrite sur le thème  « La poursuite des faits de corruption », 28 étudiants finissants en droit, provenant  de différentes universités du pays (Port-au-Prince, Cap-Haïtien, Cayes, Gonaïves, Hinche), ont été présélectionnés en décembre 2018 pour une série de joutes oratoires préliminaires réalisées dans les locaux de l’institution au cours des mois de janvier et de février 2019. A l’issue des quarts de finale qui se sont organisés le 8 mars 2019, à la FOKAL, quatre étudiants répondant aux noms de  Nem Jean-Baptiste (école de droit de Cap-Haïtien), Jerry Syvrain (faculté de droit de Port-au-Prince), Sondernyse Michel (Ecole de droit des Cayes) et Esther Grégoire (faculté de droit de Port-au-Prince) se sont qualifiés pour la phase finale qui a donné lieu le vendredi 22 mars 2019 à deux joutes de demi-finale sur les thèmes «La constitution de partie civile dans le procès de lutte contre la corruption» et «Le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire»  et enfin une joute de finale sur  «Le recours à la violence dans les lutes sociales».

Joint par téléphone, Mlle grégoire a ainsi réagi: «Je dois dire que c’est une expérience très enrichissante. J’ai beaucoup appris du concours que ce soit en faisant des recherches sur les sujets qui ont été proposées, du coaching fourni par les encadreurs  du BDHH et que des concourants.  Je suis particulièrement fière d’avoir remporté un si prestigieux concours. La route a été longue quand on sait que la phase écrite avait été lancée depuis le mois de novembre et les phrases oratoire depuis le début du moi de janvier». Comme prix, elle a récu entre autres un ordinateur portable,  un lot d’ouvrages,  une bourse à l’Institut français, un bon d’achat à la librairie de la Pléiade, un abonnement numérique de la bibliothèque numérique de la francophonie. Esther Grégoire et l’autre finaliste, Jerry Syvrain, auront la possibilité de participer à un concours d’éloquence internationale à Strasbourg en France. Elle recevra aussi de l’accompagnement pour son inscription à la formation d’été de l’institut international des droits humains.
Le jury était composé de Me Jacques Létang, ancient batonnier et ancient membre du CSPJ, de Me Stanley Gaston, batonnier des avocats de Port-au-Prince, de Me  Maguy Florestal, juge à la cour d’appel et directrice des études à l’école de la magistrature, Me Tessy Romulus, avocate au barreau de Port-au-Prince et directrice des affaires juridiques du Ministère à la condition feminine et aux droits de la femme et du dr Arnaud dandoy, criminologue et professeur à la faculté de droit de Port-au-Prince.
Pauline Lecarpentier, secrétaire générale du BDHH, a fait savoir que ce concours est l’occasion de dépasser l’écume des choses pour se plonger dans la complexité du monde. Son organisation qui fête ses quatre ans d’existence au cours du mois de mars 2019, a déjà offert son  expertise juridique dans l’accompagnement des personnes vulnérables afin d’obtenir justice. Ainsi, plus de 100 personnes en situation de détention arbitraire sont déjà libérées, près de 400 dossiers de pension alimentaire ouverts, 60 médiations réalisées, plusieurs dizaines de dossiers de violences basées sur le genre pris en charge.
Parmi les personnalités de marques ayant assisté à la phase finale, l’on peut citer entre autres: le président de la cour de cassation, René Sylvestre, le directeur regional de l’agence universitaire de la francophonie, Alain Charbonneau, le doyen du tribunal de Port-au-Prince, Raymond Jean Michel.
Israël JEUNE

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