Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a plaidé, mardi 9 septembre, devant le Conseil de sécurité de l’ONU, en faveur de la transformation de la MMAS en une force de répression des gangs.
Le chef du gouvernement haïtien a fait cette déclaration lors d’une réunion à laquelle il participait par visioconférence avec le Conseil de sécurité de l’ONU, face à l’incapacité de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) à contenir la violence armée qui ravage le pays.
« La situation actuelle exige des réponses adaptées à l’ampleur des défis sécuritaires. La transformation de la MMSS en une force de répression des gangs constituera un atout majeur pour permettre à Haïti d’organiser des élections démocratiques dans les meilleurs délais et de renforcer la gouvernance ainsi que la légitimité des institutions », a déclaré M. Fils-Aimé.
« Sans sécurité, il n’y aura pas d’élections crédibles, pas de développement économique, pas de réconciliation sociale », a ajouté Alix Didier Fils-Aimé, soulignant que le pays, livré depuis des années à la violence des groupes armés, ne peut affronter seul un phénomène criminel d’une telle ampleur.
Selon lui, la transformation de la MMAS est essentielle pour rétablir la stabilité, protéger les citoyens et offrir au peuple haïtien sécurité, espoir et perspectives de développement durables.
Il convient de souligner que, face au manque de capacité opérationnelle de la MMAS, les États-Unis et le Panama ont proposé le mois dernier au Conseil de sécurité de l’ONU une nouvelle proposition : la création d’une « Force de répression des gangs (GSF) ».
Cette force visera à concentrer les efforts internationaux sur la neutralisation directe des gangs armés, acteurs centraux du chaos en Haïti. Cette structure permettra, en outre, une approche plus ciblée, plus robuste et mieux coordonnée, rompant avec les résultats insatisfaisants de la MMAS.
Emmanuel Sainsilien