Port-au-Prince, 17 mars 2026 — L’enlèvement de deux journalistes en plein centre-ville de la capitale haïtienne suscite une vive inquiétude et une forte mobilisation dans le milieu de la presse. Le Réseau national des médias en ligne (RENAMEL) a réagi avec fermeté, dénonçant un acte grave qui menace directement la liberté d’informer.
Les journalistes Osnel Espérance (Uni FM) et Junior Célestin (Radio Mégastar) ont été enlevés le 13 mars dernier dans des circonstances encore non élucidées. Depuis, aucune communication officielle n’a permis de préciser leur situation, renforçant l’angoisse de leurs proches et de leurs confrères.
Dans son communiqué, le RENAMEL condamne un acte « inhumain » et appelle les autorités policières et gouvernementales à intervenir d’urgence. L’organisation exige la mise en œuvre de mesures concrètes pour retrouver les deux journalistes et garantir leur libération immédiate et sans condition.
Une attaque contre toute la société
Pour le RENAMEL, cet enlèvement dépasse le cadre individuel. Il constitue une atteinte directe au droit de la population à être informée. « Porter atteinte à un journaliste, c’est porter atteinte à toute la société », rappelle l’organisation, soulignant le rôle essentiel des médias dans le fonctionnement de la démocratie.
Dans un contexte marqué par une insécurité persistante, le réseau insiste sur la nécessité de renforcer la protection des professionnels de l’information, régulièrement exposés à des menaces dans l’exercice de leur métier.
Un appel à l’action et à la solidarité
Le RENAMEL affirme qu’il suivra de près l’évolution de cette affaire et réitère son engagement aux côtés des journalistes haïtiens. Il appelle également à une mobilisation générale pour défendre la liberté de la presse, aujourd’hui mise à rude épreuve.
En attendant des avancées concrètes, la situation des deux journalistes reste préoccupante et symbolise les défis majeurs auxquels fait face le secteur médiatique en Haïti.