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Haïti : l’ONU débloque 9 millions de dollars pour soutenir la crise humanitaire

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L’ONU a débloqué 9 millions de dollars pour Haïti afin de faire face à la crise humanitaire et à la violence des gangs armés dans le pays. L’annonce a été faite par Tom Fletcher, sous-secrétaire général aux affaires humanitaires et coordinateur des secours d’urgence, lors de sa visite en Haïti cette semaine.

L’Organisation des Nations Unies tire la sonnette d’alarme face à la crise sans précédent que traverse Haïti. Arrivé à Port-au-Prince lundi 8 septembre pour une visite de trois jours, Tom Fletcher a d’emblée souligné l’urgence humanitaire.

« Les besoins sont immenses, tandis que les financements sont au plus bas. Nous devons nous efforcer de protéger des vies et de redonner espoir », a-t-il écrit sur le réseau social X. Dans l’intervalle, il a annoncé une aide de 9 millions de dollars pour faire face à la crise.

Il est mentionné que ce financement vise à permettre à l’Organisation des Nations Unies et à ses partenaires d’intensifier leur assistance essentielle aux personnes les plus vulnérables, en particulier celles qui ont fui leurs foyers et leurs communautés d’accueil dans les départements les plus touchés par la violence des gangs.

Selon l’ONU, près de 6 millions de personnes, soit la moitié de la population haïtienne, ont besoin d’une aide vitale cette année. Mais l’appel de fonds humanitaires, estimé à 908 millions de dollars, n’a reçu que 12 % du financement nécessaire.

L’organisation mondiale a indiqué que près de 8 400 personnes sont déjà proches de la famine et qu’un nombre similaire souffre d’insécurité alimentaire grave. Parallèlement, la violence des gangs continue de provoquer un exode interne massif : plus de 1,3 million de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, un chiffre jamais atteint auparavant.

Lors de son séjour en Haïti, Tom a visité plusieurs sites à Port-au-Prince, dont un camp de fortune où survivent 5 000 déplacés internes, ainsi que l’Hôpital universitaire de la Paix, seul établissement public encore fonctionnel dans la capitale assiégée par les gangs.

Emmanuel Sainsilien

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