Mode : À partir de quel âge peut-on faire des manucures semi ou permanentes ?

Votre enfant vous demande de vernir ses ongles ou de poser des prothèses ongulaires comme ses stars préférées sur les réseaux sociaux ? Difficile de refuser, surtout quand on revient soi-même d’une séance de manucure ! Pourtant, vous devrez le faire si l’âge de l’enfant ne correspond pas aux recommandations des professionnels de l’onglerie.

Le vernis à ongles classique : quel âge minimum ?

Les jeunes enfants ont un besoin naturel d’imiter et de plaire. Il est donc normal que les petites filles jouent à la princesse, se déguisent et veulent se maquiller comme leur maman ou leur nounou. Elles n’ont encore aucune limite de bienséance ni de notion de ridicule et tout y passe : le rouge à lèvres qui déborde, les escarpins trop grands, la robe violette avec une veste rouge, les couettes dans tous les sens… Alors pourquoi pas des ongles jaunes, verts ou bleu électrique ? Dès l’âge de six ou sept ans, vous pouvez accepter de vernir ses ongles ou l’autoriser à le faire elle-même, à condition que l’enfant comprenne qu’il s’agit d’un jeu temporaire réservé au milieu familial. On évite toutefois les vernis pour adultes qui contiennent des produits chimiques potentiellement nocifs comme le formaldéhyde. Vous trouverez dans le commerce des vernis à l’eau dédiés aux enfants. Ils ne tiennent pas longtemps, mais l’enfant peut l’appliquer sans risque et nul besoin de dissolvant pour l’enlever. Un bain d’eau tiède savonneuse pendant quelques minutes suffit.

Le vernis semi-permanent ou permanent : pourquoi le refuser aux enfants ?

Le corps est en développement jusqu’à la fin de l’adolescence et les ongles n’échappent pas à ce long processus. Ils se composent de plusieurs couches superposées qui se forment tardivement et leur donnent leur résistance aux chocs et aux produits de manucure. Il faut donc attendre que la matrice de l’ongle ait atteint sa pleine maturité vers dix-sept ans pour poser un vernis permanent ou semi-permanent. En effet, la tenue du vernis nécessite des laques spéciales, une catalyse et un séchage par une lampe à UV. Selon Alexandra Falba, experte de l’onglerie et du nail art, avant cet âge, “l’ongle est plus fin, plus hydraté et, par conséquent, plus mou“. La surface de l’ongle risque d’être altérée et déshydratée, voire endommagée de manière irréversible si l’esthéticienne n’est pas assez expérimentée sur la préparation de l’ongle au vernis semi-permanent ou permanent. De plus, “ces vernis tiennent très mal” sur l’ongle non mature, ce qui peut causer de la déception. D’ailleurs, la spécialiste précise que les instituts de beauté devraient refuser l’acte aux enfants et aux ados. 

Les faux ongles : à partir de quel âge ?

À voir les mains des influenceuses, des stars du showbiz et des inconnues dans la rue, l’onglerie en général et les faux ongles en particulier ont de beaux jours devant eux. On compte aujourd’hui environ 9 000 ongleries en France

. Il est donc compréhensible que les jeunes désirent également arborer de beaux ongles aux motifs sophistiqués et il y en a pour tous les goûts : icônes de la pop culture, motifs graphiques, fleurs, animaux, déco personnalisées pour les fêtes, marques… Cependant, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) déconseille la pose d’ongles artificiels avant seize ans

. Quelle que soit la technique (résine auto-durcisseuse ou gel durcissant sous UV), l’ongle trop jeune peut être abîmé par la prothèse ongulaire, par la préparation (ponçage de surface) et par le limage ou les produits chimiques nécessaires à son élimination. En outre, l’ANSM recommande une pause d’au moins un mois entre deux poses de faux ongles. Les ados peuvent se sentir frustrés par ce délai et vouloir passer outre le besoin de repos de l’ongle au détriment de leur corps. 

Par : Coline GRASSET pour TF1 INFO

Mode
Comments (0)
Add Comment