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Haïti-Politique: Le parti de l’ancien sénateur Desras est passé dans l’opposition

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Faute du respect des clauses de l’accord du 11 septembre par le Premier ministre Ariel Henry, bon nombre de signataires du document ont décidé de tourner le dos au gouvernement.

Après le regroupement des anciens parlementaires de l’opposition constituant la structure CADOHA, c’est autour de PALMIS, parti politique de l’ex-sénateur Dieuseul Simon Desras de se désolidariser de l’actuel chef de la primature, principal bénéficiaire dudit accord.

En marge d’une conférence de presse ce mercredi, des représentants du parti Palmis ont annoncé que ce dernier est passé dans l’opposition au pouvoir en place.

Ils critiquent vertement l’administration du Dr Henry qui, selon eux, a fait montre de son incapacité à mener le pays à bon port.

Ces désormais opposants ont consigné leur position dans un document rendu public et dont le journal à obtenu copie.

« Les partis politiques, les regroupements de partis politiques et les organisations de la société civile, signataires de l’Accord du 11 septembre, conscients  de l’instabilité politique, économique et sociale  remarquable qui sévit dans le Pays depuis ces quatre dernières années, s’y ajoutant l’assassinat crapuleux  du Président Jovenel Moise dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, dans sa résidence privée; reconnaissants qu’un accord politique est fondamental dans la vie politique du pays, constituant un palliatif répondant à une situation exceptionnelle; Tenant compte de la recrudescence de l’insécurité dans le pays et du renforcement des gangs armés comme moyen d’expression politique du Gouvernement pour maintenir son pouvoir illégal », telles sont les considérations faites par les signataires avant d’ajouter ceci :

« Constatant l’implication du chef du Gouvernement de facto Monsieur Ariel Henry dans des scandales d’assassinat, en particulier l’assassinat du Président Jovenel Moise, engendrant la contestation de son pouvoir par la population elle-même; Consternés par la volonté manifeste du Gouvernement et de certains partis politique de déstabiliser les institutions républicaines en nommant dans l’administration publiques des personnes corrompues, des repris de justice, jouissant de très mauvaises réputations; scandalisés par l’institution d’un pouvoir sultanique où le chef du Gouvernement de facto nomme ses cousins et cousines à des postes clefs de l’administration publique, tous à son service personnel et celui de son clan; considérant que l’inapplication des clauses de l’accord du 11 septembre 2021 engendrera à coup sûr une explosion sociale; considérant que  l’accord a été signé en vue d’initier des projets d’apaisement social, apporter les services aux citoyens et augmenter le pouvoir d’achat  de la population(Sic.) »

La cherté de la vie, le chômage, l’insécurité grandissante  le kidnapping et la mauvaise gouvernance sont entre les raisons évoquées pour justifier leur démarche. Ils ont également qualifié le gouvernement en place de sultanique et de népotisme. 

« Sidérés par la montée flagrante du kidnapping dans le pays, où certains endroits de la zone métropolitaine sont carrément impraticables et qu’aucune mesure n’a été prise par le Gouvernement pour résorber l’insécurité;Considérant l’absence du Conseil des ministres dans les prises de décisions du Premier Ministre de facto Ariel Henry; ce qui donne  aux actes qu’il a pris un caractère arbitraire, autoritaire, unilatéral, illégal et prouvant qu’il agit pour son compte personnel et son clan; Considérant l’échec du gouvernement de  consensus   dans sa mission d’assurer la confiance de l’État, de créer des conditions adéquates  pour la tenue d’élections libres, démocratiques et honnêtes;

Considérant que le Premier ministre ne fait montre d’aucune volonté de réaliser les élections comme il est mentionné dans l’accord, mais utilise à contrario toutes les formes de violence pour consolider son pouvoir illégal; Considérant que le pays est plongé  dans le délabrement le plus total… »

Devant ce constat d’échec, ils appellent  à la mobilisation générale afin de contraindre le premier ministre Ariel Henry et son gouvernement à la démission. 

Ils disent en outre  réaffirmer leurs attachements aux valeurs démocratiques et républicaines, dans le but d’établir les conditions politiques nécessaires en vue d’une situation stable, permanente, sécuritaire,  avons pris la décision de renoncer et comme de fait renonçons  de manière catégorique à  l’accord du 11 septembre qui ne remplit aucune condition d’applicabilité ni de défense des droits du peuple haïtien.

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