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Éditorial :  Calme précaire, le temps passe et les problèmes d'avant restent entiers

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Depuis la reprise des mobilisations en septembre dernier contre le pouvoir en place, les activités à tous les niveaux de la vie nationale sont paralysées et le pays vit depuis lors l’un des moments les plus tragiques de son histoire. L’année scolaire 2019-2020 est jusqu’à présent dans l’impasse et les principales activités rénumératrices d’argent pour les ménages sont en grande partie interrompues. Tandis que le temps passe et les problèmes d’avant restent entiers.
Avant cette période, les opposants au pouvoir du PHTK organisent des manifestations à répétitions à travers les grandes villes du pays pour exprimer leur ras-le-bol et surtout leur volonté à forcer le chef de l’Etat de laisser le pouvoir. À travers ces mouvements, ils denonçaient la corruption, l’impunité, le chômage et les promesses de campagne non tenues par le président de la république. Après maints mouvements entachés d’actes de violences dus à des bavures policières pour la plupart, la position des opposants commencent à se radicaliser. En conséqence, une autre portée de la crise s’est déclarée et plus de gens s’impliquent dans la lutte qui consiste à renverser le régime PHTKiste.
Dans la foulée, divers cas de morts ont été enregistrés et plusieurs citoyens sont incacerés et d’autres portés disparus pendant cette période de grands troubles allant de septempbre à novembre. Selon les derniers chiffres, environ des centaines de personnes sont mortes sans compter le nombre de ceux qui sont victimes par balles pendant les moments de grandes mobilisations à travers les rues à port-au-prince et ailleurs. Pour cause, umne peur sans pareille s’instale et tout le monde se sent en mode lock et plonge dans l’inaction.
À constater, depuis le début du mois de novembre, la tendance à une reprise des activités s’est fait remarquée surtout dans les grandes villes où les gens dépendent directement de ce qu’ils réalisent quotidiennement. Petit à petit, les gens sortent de chez eux et les activités quotidiennes reprennent vie nonobstant les cas de braquages et d’assassinats mentionnés par la presse et les autorités policières. Mais, l’école reste l’une des plus touchées par ces mouvements de troubles que connaissent le pays depuis environ trois mois.
Certes, les rues ne sont pas en tous lieux bloqués, les pétarades se font un peu rares et les manifestants n’occupent pas tous les jours la rue mais la misère et l’insécurité font rage malgré diverses mesures annoncées par la police. Certains endroits de la capitale restent fragiles et des bandits s’exhibent en plein jour. Des actes de braquages suivis d’assassinats sont enrégistrés à Delmas, des cas d’enlèvements dans le sud du pays et des attaques ciblées contre des gens gens revenant des banques commerciales sont des preuves que malgré le calme de la rue l’insécurité fait rage.
À bien comprendre, le pays fait toujours peur à l’approche des fêtes de fin d’année. Non seulement la misère qui nous ronge mais aussi la peur de circuler en toute quiétude. Certains produits de première nécessité se font toujours rare sur le marché à cause que les marchands ne peuvent pas emprunter les routes conduisant aux grandes villes pour les vendre en vue de gagner de l’argent afin d’assurer la survie de leur famille. Tout cela, à cause de l’insécurité et le déploiement en des points stratégiques des gangs armés. Alors, si pour certains, risquer la rue est un impératif pour gagner le pain quotidien, pour d’autres, c’est un grand risque car il est plus plausible d’être victime que de rentrer sain et sauf compte tenu de la misère et le pullulement des gangs à travers le pays.
Pierre Jocelyn Junior FORESTAL

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