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En pleine pandémie de la Covid-19 le Surinam a réalisé ses élections.

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Lundi 25 Mai dernier , 80 mille électeurs ont été appelés aux Urnes au Surinam. A travers ces scrutins, les Surinamais devaient renouveler les 51 membres du Parlement ainsi que les représentants de districts et les conseillers municipaux pour 5 ans.

Après les résultats, les 51 législateurs auront pour mission de choisir le chef de l’Etat du Suriname. Dans le contexte de la condamnation à une lourde peine de prison du président sortant Desi Bouterse pour le massacre d’opposants politiques en 1982.

Soulignons qu’en raison du climat sanitaire particulier, la campagne électorale s’est essentiellement déroulée à travers les réseaux sociaux mais aussi avec des caravanes. 17 partis politiques étaient en lice dans ces scrutins. L’on peut citer le NDP, Parti national démocrate du président Dési Bouterse, les partis d’opposition : le Parti national du Surinam (NPS) et le Parti de la réforme progressiste (VHP).

Par ailleurs, le président sortant Dési Bouterse s’est présenté à nouveau à ces élections. L’homme de 74 ans a déjà brigué 3 mandats. S’il ne remporte pas ses scrutins, il va devoir dire adieu à sa liberté, car, il est sous le coup de deux condamnations : une peine de 20 ans d’emprisonnement prononcée en novembre 2019, par un tribunal militaire surinamais, pour les Massacres de décembre 1982 au cours desquels sont assassinés 15 opposants politiques au fort Zeelandia et 11 ans de prison, prononcée en 2011, par un tribunal des Pays-Bas pour trafic de cocaïne.

Jusqu’à date, le président sortant du Surinam a bénéficié de l’immunité diplomatique.

Selon les derniers sondages rendus publics, le VHP de Chan Santohki pourrait remporter la victoire en termes de nombre de sièges à la Chambre pour ainsi former une coalition en l’absence de majorité.

Pour l’organisation de ces élections, un Conseil pour l’Indépendance des Elections a été mis en place depuis février dernier, où il prévoyait entre autres dispositifs, la mise en service de lanceurs d’alerte en cas de fraude. Des observateurs de l’Organisation des états-Américains et du CARICOM ont été aussi dépêchés sur place.

D’ici la fin du mois de mai, les résultats officiels devraient être communiqués et le nouveau président devra prêter serment le 13 août 2020.

Nancy CONSTANT

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